Black Friday : la proposition ultime de la société, vraiment ?

Alors que le vendredi noir (celui de la catastrophe ?) approche, je suis effaré par l’engouement planétaire pour ce grand moment d’hystérie collective.

Cette journée sombre (noire comme le deuil de la décence ?) symbolise bien la pensée du moment de nos sociétés occidentales repues et incapables de penser à court, moyen et long terme. Consumérisme et consommation sont les seules prescriptions possibles.

Les gens vont faire la queue devant les magasins d’électroniques et de vêtements, comme les croyants pour la communion et s’écharper pour acheter un barbecue ou un jeu vidéo, comme lors de sacrifices rituels ou de grandes transhumances annuels.

L’imposition de ce modèle de vie est extrêmement violent pour ceux qui, comme moi, ont conscience que les 3/4 de l’humanité ont déjà de la peine à manger à leur faim. Le bonheur et la réussite vont se calculer en écran plat, robot ménagers, téléphones et tablettes accumulés, avec l’éternel espoir d’avoir fait une bonne affaire.

Avoir, c’est être.
Posséder, c’est exister socialement.

Mais le rêve de la consommation est source d’une insatisfaction permanente. La publicité, sous toutes ses formes, télévisée-radio-internet-placardisé, nous rappelle sans cesse que nous sommes en retard d’un achat. Et sous quelles formes ? Images criardes, plans séquence épileptiques, femmes très largement dévêtues, jingles musicaux braillards, refrains chantés abêtissants, scènes de vie ridicules, pas de gros, pas de diversité, pas d’handicapé·e·s, la publicité est une torture à l’intelligence et la raison.

Ayons un peu de dignité, c’est une question de survie, ne participons pas une fois de plus au grand jeu de la consommation (et rapprochons nous de la modération et du minimalisme ?)

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