Confiance et cercle de confiance

Il y a un concept, une idée que je n’avais encore jamais saisi dans le discours de Philippe Scoffoni. C’est l’idée de « confiance » qui revient régulièrement : « Quelle confiance j’accorde à Mozilla pour ne pas bloquer des extensions qui auraient leur place ? », « A quand une informatique de confiance ? »

J’ai « saisi » l’idée en postant un commentaire sur un article de Seboss666. La confiance c’est finalement le plus petit dénominateur commun pour s’y retrouver dans la jungle du monde informatique : Puis-je avoir confiance en Microsoft ? Puis-je installer sereinement ce logiciel libre sur mon serveur ? Puis-je espérer un article intéressant sur ce blog ?

Ce que j’ai appris de la confiance dans ma vie, c’est qu’on met longtemps à la gagner et très peu de temps à la perdre. Philippe Scoffoni a raison d’appuyer sur cette idée car finalement on aura beau pester contre un système fermé comme Windows, on ne fera que supposer qu’on peut faire confiance (ou déléguer notre confiance à d’autres capables de le vérifier) à un système Libre. Finalement à moins de lire le code source de chaque outil et logiciel, ce qui est parfaitement impossible, on en revient donc à faire confiance quasi aveuglément au(x) développeur(s). C’est donc principalement une question de confiance (même si intrinsèquement les logiciels libres méritent plus de confiance car le code est disponible et visible).

Respect, Confiance, Responsabilité. En trois mots, on a fait le tour de la question de beaucoup mais vraiment beaucoup de débats qui agitent le monde du Libre :
– Sans respect il n’y a rien humainement parlant : Pas d’échanges, pas d’arguments valables juste des attaques personnelles, aucune construction possible mais encore faut-il accepter de témoigner du respect envers quelqu’un ou un inconnu
– Sans respect pas de confiance : Ça parait évident, on peut d’ailleurs remarquer que même entre « ennemi » on peut avoir du respect donc de la confiance aussi bizarre que cela puisse paraître
– Puis la confiance engendre la responsabilité : C’est là où ma réflexion se situe aujourd’hui, c’est là souvent où est le nœud du problème. La responsabilité qu’on a en tant que blogueur, développeur, critique, lecteur

Si vous me lisez c’est que vous avez témoigné de l’intérêt pour mes écrits à un moment. Si vous êtes revenu c’est que vous avez eu confiance dans la qualité de mes écrits et j’entends par « confiance » l’espoir de me voir continuer des articles techniques, traiter du Libre et de GNU/Linux ou juste intéressants. Vous m’avez témoigné du respect sans même le voir et sans même que je le vois. En tant que blogueur ma « responsabilité » est de ne pas trahir votre confiance, ne pas vous manquer de respect… mais ça c’est du domaine de la théorie.

Dans le monde bien réel, on se fout de tout ça, on dit merde quand on a envie, on oublie vite le respect, les limites et nos responsabilités. On est terriblement humain et pour construire quelque chose ensemble il faut s’obliger à respecter des règles. Respecter des règles qu’on oublie tous les jours et que tous les jours on est tenté d’oublier.

Vous êtes mon cercle de confiance, je garantirai le respect à tous ici, je tenterai de me montrer digne de votre confiance, je prendrai mes responsabilités même et surtout quand je me trompe.

Et toi lecteur veux-tu monter sur la première marche de notre construction collective ? Pour cela, il va falloir me témoigner du respect…


http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-80655-les-8-attitudes-de-ceux-qui-ont-confiance-en-eux-1007281.php

Déjà 7 avis pertinents dans Confiance et cercle de confiance

Je partage entièrement cette idée que pour construire ensemble quelque chose, il faut du respect, de la confiance et de la responsabilité. En réalité, je me placerais un peu plus avant… avant même de se dire que l’on peut construire ensemble… puisque nous ne partons pas d’une page blanche ou de zéro… il y a le monde qui nous a préexisté et subsistera après nous… la responsabilité commence là : accepter de prendre sa part de responsabilité pour ce monde -ci et non pas seulement pour ce que l’on construira ensemble. C’est le sens de mon prochain article, celui qui suivra celui-là : http://christophegallaire.org/carnet/index.php?article32/banausique
    Bonjour Christophe,

    J’ai déjà lu ton post cette semaine. Un des trois sujets qui ont fait que j’ai écrit cet article est justement tes réflexions sur Diaspora. Ce qui est ressorti de mon cerveau c’est les trois principaux ingrédients pour qu’un certain nombre de projets (blogs, développements, outils) marchent.

    Je pense que je vais apprécier ton prochain article car en ce qui me concerne je commence à peine depuis quelques semaines à prendre ma part de responsabilité dans ce monde. Je pense d’ailleurs que c’est lié au fait que je vais être père et donc que je devrais assumer ma part de responsabilité dans ce monde.

    Et merci de me faire réfléchir.

    Tcho !

Yop
Comme je n’ai pas eu la réponse par m-p, je repose ici :-D
Comment expliquer que tu utilises une xubuntu à titre personnel alors que tu dis toi même que tu as plus confiance en Debian qu’en Canonical ?
À quoi sert donc cette notion de « confiance » si elle n’est pas utilisée … ?

A+

    Cabernet, la question n’a rien à voir avec le sujet de l’article ni de près ni de loin. J’ai uniquement comme poste à mon domicile un pc portable récent. Par facilité et besoin de logiciels récents, j’ai installé Xubuntu dessus. J’en suis très satisfait. D’un autre côté au boulot, je ne fais pas ce que je veux, ce ne sont pas les mêmes besoins et c’est des serveurs sans environnement graphique, j’installe Debian dessus. C’est une question de besoins et d’obligations pas de confiance.

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