L’économie de l’attention : le retournement du numérique

Au départ, internet et le numérique étaient des outils d’émancipation pour les individus, de partage et d’entraide.

Puis la marchandisation du web a tout changé et une nouvelle économie est apparue : l’économie de l’attention.

Afin d’en savoir plus sur cette nouvelle économie, de nombreux ouvrages et documentaires ont travaillé sur le sujet

Je vous en conseille deux.

Tout d’abord un livre :

  • « La civilisation du poisson rouge » de Bruno Patino (lien)

Et un documentaire à voir en famille, j’insiste sur « en famille » :

  • The social dilemma / Derrière nos écrans de fumée (lien).

S’affranchir des réseaux sociaux devient une nécessité absolue. C’est au final retrouver du temps et de la concentration au niveau individuel, et de la solidarité et de l’empathie au niveau collectif pour retrouver de la nuance et de l’apaisement en société.

Récemment, dans des ateliers avec des élèves de 3è, je leur expliquais que mon rêve serait l’arrêt des réseaux sociaux pendant six mois. Vous auriez vu leurs regards interloqués pour certains et approbateurs pour une large partie d’entre eux…

 

Damien

 

 

Déjà 4 avis pertinents dans L’économie de l’attention : le retournement du numérique

  • Tu pourrais y rajouter tous les forums, ancêtres de tout cela, et autres messageries qui jouent sur l’instantanéité de nos réactions et sentiments. Toutefois l’humain reste un « drogué » du relationnel, comme cette crise le montre chez certaines populations d’individus, quand l’individualisme ne peut masquer le besoin du groupe.
  • Pytolux
    Un gros chantier de réflexion qu’est le numérique… Transversale à tous les domaines de notre vie…
    Pour ma part, je révérais qu’on arrive « collectivement » et « localement » à un « partage »/ »échanges » autour de ces sujets notamment sur les réseaux sociaux.

    Dans quel cadre interviens-tu dans les collèges ?
    Si cela ne te dérange pas, je me permettrai, un jour, de te contacter pour échanger sur ton expérience de « terrain » avec les jeunes.

    Actuellement, je suis en train de consolider mes connaissances et mes questionnements sur le numérique dans le but d’alimenter des échanges et faire naitre des projets dans une association auquel j’appartiens (asso à dimension sociale et niveau d’une commune).

    Il y a un petit point qui me tient à coeur : c’est amené « un peu de contexte » pour reprendre le titre d’un influenceur en jeux vidéo (ExServ) :

    https://www.arte.tv/sites/fr/corporate/bruno-patino/
    https://www.franceculture.fr/personne-bruno-patino.html

    Par contre je ne suis forcement d’accord avec Didierr a. (iceman) concernant, je cite : « les forums ancêtres de tout cela ».1
    Il y a un héritage mais on est pas du tout dans la même temporalité d’écriture, ni dans le même logique de mise en relation entre personnes, et encore moins dans le même type design d’application.
    Certes, on peut lire des topics « troll » qui amènent à des échanges clivants; comme on peut retrouver sur un réseau social.
    Mais, il me semble que, la captation de l’attention est « vraiment » différente.

    De plus certains membres du forum élaborent un règlement et modèrent (avec plus ou moins d’application).
    Là où sur un réseau social comme FB, il n’y a pas de modération collective où les membres participent. Et par définition, partage la responsabilité.


  • En effet, la différence revient à la modération mais les comportements restent proches, notamment dans ce qu’on appelle les rubriques « café » qui sortent de l’aspect technique. J’en vois par exemple la dérive lente au bout de quelques mois sur un forum que je fréquente, et que Damien a connu ;-) La temportalité est, pour certaines personnes, totalement identique à celle d’un réseau social, si ce n’est que tu n’as pas de notification de réponse, de nouveau post. Pour d’autres, ça sera y aller quand on en a besoin, ce que l’on retrouve aussi dans les « groupes facebook »‘.

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