Du racisme et de la xénophobie

Il est, me semble-t-il, deux mots beaucoup trop galvaudés dans les médias ces quelques dernières années : le racisme et la xénophobie. Mais à trop éluder l’éthymologie et l’histoire des mots, on en fini par les utiliser à tort et à travers pour ne plus convaincre[1] mais persuader[2].

Le racisme

Le racisme est le plus utilisé des deux. Et je le comprends. Il évoque des sentiments très forts et répond bien aux exigences télévisuelles : il est court et facile à prononcer. Tout le contraire de xénophobie. Cependant, il n’est plus utilisé, de nos jours, que par analogie avec les grands régimes totalitaires du XXe siècle. Mais c’est oublier trop facilement que la France a été un régime raciste jusque même au début de la Ve république.

Revenons à la racine. Wikipédia nous en dit, sources à l’appui :

Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races humaines, considère que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres.

Cette phrase est courte mais contient trois informations importantes :

  1. le racisme est une idéologie et c’est par conséquent tout un mode de pensée qui se construit autour de cette idée ; traiter quelqu’un de raciste juste parce qu’il a parlé de race blanche ou race noire est stupide : ça n’est pas suffisant pour définir une idéologie,
  2. le racisme postule que le genre humain se subdivise en races distinctes, ce qui n’a pas spécialement de sens si l’on oublie — ce que l’on fait trop souvent — la troisième partie qui est :
  3. le racisme postule que ces races sont hiérarchisées.

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce qu’il est important de savoir quand et pourquoi utiliser ce mot mais, par-dessus tout, quand et pourquoi ne pas l’utiliser. La troisième partie est la plus importante des trois. Si je parle en effet de race blanche ou de race noire, cela ne suffit pas à faire de moi un raciste, tant que je ne postule pas que ces races sont effectivement hiérarchisées — i.e : quel certaines sont subordonnées à d’autres et ont moins de droits. C’est une condition nécessaire, mais non-suffisante. Je conviendrai avec vous que ceux qui parlent de races n’en parlent que rarement sans sous-entendre cette hiérarchisation. Mais une forte fréquence statistique ne suffit pas à énoncer une règle universelle.

Et je vais vous avouer quelque chose : je préfère plus souvent parler de races blanche, noire, arabe ou asiatique que de parler d’origine. Et la raison est simple : je trouve xénophobe que de dire d’une personne dont les grand-parents sont algériens, maliens ou thailandais qu’il est d’origine algérienne, malienne ou thailandaise car c’est insérer là un distinction qui n’a pas lieu d’être. On ne peut décemment pas parler d’une personne née, ayant toujours vécu sur le territoire français et ayant nationalité française qu’elle est d’origine tunisienne ou malienne surtout quand sa lignée est française sur deux ou trois générations. Sinon, à partir de combien de générations peut-on commencer à accepter qu’une personne soit d’origine française ?

Et c’est plus flagrant encore lorsque nous parlons de familles qui sont arrivées en France aux premiers temps de la colonisation : beaucoup petit-enfants ou arrière-petit-enfants ne savent rien du pays où son nés leurs grand-parents ou arrière-grand-parents et n’y ont jamais foutu les pieds. Je refuse de considérer ces personnes comme autre chose que d’origine française.

Mais reste qu’il y a un problème : en France, une part de la population française continue de subire des vexations répétées voire des violences — policières ou non — bien plus que le reste de la population française. Et pour pouvoir parler et dénoncer ces violences, il faut bien donner un nom à ceux qui les subissent. Moi, j’utilise parfois le mot race. C’est un mot comme un autre. De la même manière que je sais que certains membres des Indigènes de la République nous appellent, nous, les blancs français sur plusieurs générations, les souchiens. C’est un mot comme un autre. Cela ne suffit pas à faire naître du racisme.

Le truc, c’est que le racisme en tant que tel n’existe presque plus en France. Il n’y a plus guère que quelques groupuscules néo-fachos comme les potes à Soral pour encore affirmer fièrement une hiérarchisation des races. Et c’est bien ce qui est inquiétant : ce qui était auparavant un racisme triomphant et affiché est devenu un racisme latent, que l’on cache, dont on ne parle pas mais qui est bien là. Le racisme à la papa s’est transformé en sournoise xénophobie.

La xénophobie

C’est le terreau du racisme. Mais là où le racisme constitue une idéologie, la xénphobie constitue une réaction plus primale, moins cérébrale. Le racisme n’est que la tentative de rationalisation perverse de la xénophobie. Mais qu’est-ce que la xénophobie ? Éthymologiquement, le mot dérive du grec ancien ξένος (xénos), « ce qui est étranger » et φόβος (phóbos), « la peur, la méfiance ». La xénophobie est donc la peur ou la méfiance de ce qui est étranger. Mais encore faut-il répondre à la question : étranger à quoi ?

Dans son acceptation courante, la xénophobie est la peur de ce qui est étranger à un territoire. C’est le fameux tonton raciste que tout le monde connaît : l’oncle Bernard qui « n’a rien contre les étrangers tant qu’ils restent chez eux ». Rigolez pas, j’en ai un comme ça dans la famille…

Mais voyons les choses en face : la xénophobie n’est pas circonscrite à un territoire donné. Le même oncle Bernard, qu’il soit en France ou au Japon, n’aura toujours « rien contre les étrangers tant qu’ils restent chez eux ». La xénophobie ne peut en fait se définir que comme la peur ou la méfiance de ce qui est étranger à soi-même. C’est la raison pour laquelle l’oncle Bernard est beaucoup plus dérangé par ses voisins noirs que par les touristes suédois qui lui ont demandé leur chemin l’autre jour. Car l’oncle Bernard a culturellement beaucoup plus en commun avec ces touristes suédois qu’avec ses voisins noirs. Vous savez, le fameux « les bruits et les odeurs » ?

Ce n’est qu’en partant de cette réflexion que l’on peut alors comprendre que toute politique reposant sur le contrôle des flux migratoires est fondamentalement une politique xénophobe. En effet, pourquoi fermer les frontières ? Parce qu’on ne veut pas que n’importe qui mette les pieds sur le territoire. Pourquoi ne le veut-on pas ? Parce qu’on ne sait pas qui sont ces gens. Et quel est le problème ? On s’en méfie. Point made : vouloir contrôler les flux migratoires n’a pour unique explication la méfiance de ce qui est étranger, soit la définition exacte de la xénophobie. Après, chuis pas contre une discussion sur la légitimité de cette politique, hein ! Faut juste assumer et appeler un chat, un chat…

C’est là que l’on se rend compte que tenter de faire passer le FN pour un parti raciste est une mauvaise manœuvre. Le FN n’est pas raciste : il ne pourrait pas se le permettre ; cette idéologie a fort heureusement trop mauvaise presse et fait encore l’objet d’une forte vigilence citoyenne. Non, le FN a compris qu’il n’avait rien à gagner à être un parti raciste et c’est tout ce qui est flippant dans cette histoire.

Car le FN est un putain de parti xénophobe…

Notes de bas de page :
  1. Faire appelle à la raison
  2. Faire appel aux sentiments

Déjà 9 avis pertinents dans Du racisme et de la xénophobie

  • Oni_Shadow
    Cher Augier,
    J’ai lu avec intérêt ton article m’intéressant moi-même particulièrement à ces questions depuis mon arrivée aux USA il y a de cela un an.
    Si je suis globalement en accord avec ton discours et notamment la distinction nécessaire entre les notions de racisme et de xénophobie, je me permets de t’interroger sur ton utilisation du mot race. Avant d’aller plus loin je me permets également de rappeler que les scientifiques auquel tu accordes beaucoup d’importance, et notamment les biologistes s’accordent de façon consensuelle sur la non-définition scientifique du mot race ; id est, le mot race est définit de façon politique et non scientifique, il s’agit bien là d’une idéologie.
    Contrairement à l’anglais, nous utilisons indifféremment le mot «race» en parlant de nos semblables ou d’autres espèces animales. Comment alors ne pas tomber dans le travers que tu dénonce et d’appliquer aux hommes la catégorisation ainsi que la hiérarchisation qui en découle chez les autres animaux ? Tu opposes le mot «race» au mot «origine» que tu décris -à juste titre- comme inadapté. N’y a-t-il cependant pas d’autres mots susceptibles de mieux convenir à ton utilisation que je comprends comme une description purement physique des personnes ? Je pense avoir trouvé réponse dans le probable anglicisme «ethnicité» et souhaiterais avoir ton opinion là-dessus.
    Pour être sûr que nous utilisons la même définition, je me suis permit de coller ici la définition de Larousse du mot race :

    • Population animale résultant, par sélection, de la subdivision d’une même espèce et possédant un certain nombre de caractères communs transmissibles d’une génération à la suivante.
    • Catégorie de classement de l’espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l’emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout] a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd’hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.)

    Nota-Bene, Le site de Larousse m’avertit de suivre mon choix, de respecter le «do not track» et ainsi ne pas être traqué/pisté sur leur site !

  • Antoine
    Bonjour,

    Je préfère le terme de profil propre à la police pour parler d’origine. Si le terme « origine » est inadapté le raisonnement est caduque, point.

    Ensuite l’idéologie raciste est profondément ancrée dans notre culture et dans notre langage. Lorsqu’on parle l’ensemble de nos ancêtres, élevés dans une France raciste, s’expriment par notre bouche. Il suffit de voir le nombre d’insultes homophobes ou misogynes – tarlouze, pute… – employées dans le langage courant (et comme elles évitent le profil de l’homme hétérosexuel). De manière similaire, le double emploi des termes « femme » et « fille » est frappant. On fait quoi pour rééquilibrer la balance, on crée deux mots ou on remplace « garçon » et « homme » par « fils » et « mari » ? « Ce mari de 20 ans que vous apercevez là… » ?

    Le terme de race peut être employé de manière innocente par l’homme blanc que vous êtes, mais il est chargé par le poids de nos ancêtres, racistes, misogynes et xénophobes.

    Bonne nuit, je lirai votre commentaire demain :-)

  • Antoine
    Je ne parle pas de la faute de nos ancêtres. Je dis que le langage traduit les tendances sociales des temps passés, et que ces tendances sociales sont véhiculées par les dominants à l’encontre des dominés.

    Nos ancêtres sont comme nous : naturellement gentils, tragiquement grégaires.

  • Thomas
    Cher Augier,

    Article dont la première partie est intéressant sur la différence entre racisme institutionnel et réaction épidermique spontanée et singulière. Mais la seconde partie démontre une faiblesse philosophique et politique manifeste. Vouloir appliquer au monde humain les caractéristiques du monde informatique et d’internet est naïf. Pour aller vite des textes pour approfondir :

    Georges Marchais – Parti Communiste Français – immigration et laïcité
    https://www.youtube.com/watch?v=LG2BA9SxClM

    – Régis Debray – Eloge des frontières
    – Simone Weil – L’Enracinement : Ou Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain
    – Hugues Lagrange – Le déni des cultures

    Cornelius Castoriadis – Une leçon de démocratie (1989 – Chris Marker)
    http://www.derives.tv/Cornelius-Castoriadis-Une-lecon-de

    https://comptoirdotorg.files.wordpress.com/2015/06/lasch.jpg

    « vouloir contrôler les flux migratoires n’a pour unique explication la méfiance de ce qui est étranger, soit la définition exacte de la xénophobie. »
    Phrase totalement dénuée de sens. La France est donc xénophobe envers tous puisque nous avons besoin d’un passeport et ou visa pour entrer en France,
    Vous faites l’apologie de lasociété liquide. L’immigration c’est l’esclavage moderne. Un exemple, si on considère comme horrible les bateaux qui s’échouent sur Lampedusa. Et bien on à qu’a payer des armateurs comme taxi. On réinvente la traite négrières mais on est humaniste.

    Vous ne vous plaignez donc pas de la Fuite des cerveaux ? Car un français bac +5 qui part aux USA. C’est un immigré pour ceux ci. Or il semble défendable et raisonnable pour des raisons de patriotisme économique de vouloir conserver nos meilleurs éléments dans des entreprises françaises par exemple. Les mêmes qui critiques les riches qui mettent leur argent dans des paradis fiscaux passe la frontière espagnol de manière « un peu minable » pour payer leur alcool moins chère.

    En gros vous voyez la Terre comme un terrain vague ou les humains peuvent se déplacer sans règle. On peut parler de no man’s land qui porte bien son sens : terre sans homme. Autrement dit défendre un monde sans frontières – de la frontière nucléaire de l’atome, la peau de humains aux nations – c’est détruire la possibilité de sociétés humaines.

    Bref pour finir une vision de la politique réduite au consommateur. Le monde vu par un touriste qui parcourt les musées comme des galeries marchandes, achetant des « souvenirs » de pacotilles.
    Désolé pour le manque de tact.

    Cordialement

  • Thomas
    Donc je suis un Fachooooooo ! Voir un nazi…

    (1) Bernard Stiegler : sur l’extrême-droitisation de la société
    https://www.youtube.com/watch?v=5N4VmVLO_Co
    (3) Comprendre facilement le travail de Bernard Friot en 10minutes.
    (4) Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ?
    (5) Quand des penseurs « critiques » désarment l’internationalisme…
    (6) Grabiel Rabhi – Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?
    (7) Dominique Pagani – Abécédaire philosophique : Q comme Qualité

    Pour ce qui est d’ EPITECH. J’entre en 5ème année et j’aurai beaucoup à dire sur l’idéologie que cache sa pédagogie elle même critiquable et marketing. Et je viens d’une famille modeste (père et mère environ au SMIC) De plus je suis un défenseur sans concession du logiciel libre et de Richard Stallman.

    Pour répondre en une citation à t’on article et commentaire.

    « L’État a été l’instance superstructurale de la répression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’État-nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. »
    Michel Clouscard

    Ce n’est pas ta personne que j’ai critiqué mais ton discours. Celui ci est partiel car l’article du blog ne peut que recouvrir une partie d’une vision du monde. J’ai donc extrapolé à partir de cela. Ce qui m’énerve et c’est pour cela que j’ai mis le lien (1) vers Bernard Stiegler. Le peuple français manque d’attention de la part de Marianne qui symbolise la France. Et comme un enfant cela a des effets désastreux.

    L’article est partiel or au lieu de donner à penser il finit sur une phrase définitive et binaire simpliste et médiocre. Si j’extrapole le but de l’article. Ce que je vois c’est quelqu’un qui à peur du Front National et pense pouvoir sortir ceux qui seraient tenté ou déjà sous l’emprise du coté obscur de la Force.

    Quand à Xavier Cantat (2) c’est simple cet abrutit est soit disant écologiste or il méprise les gens qui auraient les « deux pieds dans la bouse » or ce sont les paysans qui sont dans cette condition. Donc il méprise ceux qui représente le fondement de l’écologie : l’agriculture et ses implications politiques. Car l’écologie c’est pas d’être binaire sur le nucléaire c’est de dire que l’Homme doit être le jardinier du monde et qu’il faut défendre le paysage et non la Nature. Si tu es marxiste un champ ce n’est pas la nature c’est une transformation de l’homme avec une accumulation de savoir-faire et de progrès technique.

    Ton discours reviens au débat entre Rosa Luxemburg et Lénine sur l’avant-garde éclairée et les luttes de libération nationale. Tu te pense marxiste mais tu ne l’est pas puisque tu nies l’histoire.
    Faisons une petite blague pour emmerder ses idiots de gauchistes des caniveaux :

    Qu’est ce qui n’a ni couleur, ni odeur, ni « race », ni origine, ni patrie, ni religion et cetera ?

    L’Argent et le Capital
    mais aussi les gauchistes internationalistes adepte de l’altermondialisation.

    Le mondialisme est un SIDA totalitaire et je pèse mes mots. Alors si tu méprise les français parce qu’il demande des protections, je te conseil de leurs dire en face. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas remettre en question soit réfléchir sur nos représentations et catégories pour penser le monde. Sauf qu’il faut le faire avec subtilité et humilité. Si tu connais Franck Lepage tu dois connaître l’éducation populaire. Cet article n’en n’est pas.

    « Si la France ne veut pas de l’immigration, c’est simplement parce qu’elle est riche à en crever. »
    Je pense que ton idéologie est morbide. Les animaux, les humains et les sociétés humaines on un instinct de conservation. Charité bien ordonné commence par soi même. Si tu es con au point de croire a ce que tu viens de dire ici je peux rien faire pour toi. Déjà sans le vouloir tu avoues ce qui se pense du côté du Front National qui est que l’immigration n’est pas une chance pour la France et que l’on va en crever….

    En gros je suis coupable d’être français et j’ai une dette par le sang qui coule dans mes veines et je dois me sentir coupable de la colonisation. Par contre celle des ottomans jusqu’à Poitiers ? Elle compte ou non occidentaux sont par essence des victimes et les occidentaux sont par essence des coupables. Bref une vision racialiste du monde qui pense que la culpabilité se transmet par le sang et doit être payer par les descendants.

    Par contre tu vas me dire et j’espère que tu connais la logique de l’argent dette (6) ou des livres comme Dette : 5000 ans d’histoire de David Graeber que le système monnétaire doit totalement être repensé et les dettes annulées. Ce avec quoi je souscris totalement.

    Je résume ma critique de ta vision des frontières. La domination est au coeur de la politique. Etre libre c’est dominé sont destin. Tu es libéral par ta manière de nier les cultures, l’histoire les peuples et que la notion de société humaine est anthropologique.

    Avant que les Hommes soient libre sur la Terre, il faut que des hommes soient libre sur leurs terres. Ton utopie prend comme prémisse sa propre finalité. En gros c’est une vision qui part de la finalité et veux que le réel si accorde. La politique c’est de la domination donc la démocratie c’est une société humaine qui se donne la volonté de dominé son destin. Es si des peuples ne veulent pas de ton idéologie, tu fais quoi ?

    Les Croisades ont été faites au nom de Jésus Christ. Les colonisations au nom des Droits de l’Homme. L’URSS au nom du communisme. A chaque fois une perversion des idées pour le pouvoir. « Le bien et le mal n’existe pas. Il n’y a que le pouvoir. » Voldemort

    Donc de l’individu vers le groupe, stimulé la volonté de liberté par l’éducation, l’instruction et les institutions doit être le combat. Mais cela ne peut se faire que par cercle de plus en plus large et seulement dans ce sens. Car l’empathie envers des gens très loin est souvent suspecte.

    Pour cité Pagani (7). « La Qualité permet d’apporter ce que ne connais pas la science qui est la finalité ». Bref « ce qui est bien c’est ce qui me rapproche de mon objectif, ce qui est mal c’est ce qui m’éloigne de mon objectif ». « Sinon je fais comme Bush et je montre l’empire du mal donc je ne peux appartenir qu’au bien ».

    En gros tu es du côté du bien puisque tu veux faire le bien. Mais on peut être en désaccord sur le bien et la politique. Encore une fois ce qui me casse les …. avec les gauchistes c’est qu’il s’érigent dépositaire du Progrès devant l’Éternel tel le Clergé donc être contre eux c’est tendre vers plein de gros mots : xénophobe, réactionnaire, fasciste, nazi….

    Cordialement

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